Au Nom de la Rose....Son Histoire 

Les roses ont une longue histoire.

 

Dans toute l'Europe, les mots employés p

our nommer la rose sont dérivés du latin rosa.
Si l'on remonte plus loin, le nom latin vient du mot grec rhodon signifiant "

rouge" et du mot perse vareda.

La plus ancienne des espèces existantes, R. gallica, était en effet une rose rouge.

Les premières espèces originelles introduites en Europe le furent plus pour

leurs essences que pour des raisons décoratives, aussi ont-elles un arôme riche, délicieux et sucré.
Dans la littérature classique japonaise, une rose rouge de forme plate est déjà

mentionnée dans Le Dit du Genji. Probablement importée de Chine,

cette sorte de rose (appelée Koshin) semble avoir été très en vogue

chez les aristocrates japonais et fut cultivée pour décorer le palais royal.
Bien qu'elles aient rempli des fonctions différentes, les roses furent autant

appréciées par les peuples d'Orient que d'Occident, et cela depuis les temps

les plus reculés.Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte

à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau

que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.

Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d'années.

Si l’on ne sait pas grand chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’antiquité démontrent

que déjà la reine des fleurs était appréciée des Egyptiens, des Grecs et des Romains.

A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus

médicinales. D'après les témoignages historiques, il y a environ 5000 ans,

en Chine des roses étaient également cultivées.

Ces fleurs originaires d'Asie Centrale, se sont répandues dans tout l'hémisphère nord sans jamais t

outefois franchir l'équateur.

Au 12e et 13e siècles, alors que les croisades embrasaient les coeurs e

t les passions, les voyageurs

armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de rose dont la mythique rose de Damas qui dès le 13e siècle fit la fortune

de Provins en région parisienne.

Cette rose était plantée originellement sur l'Ile de Samos en l'honneur de la déesse

Aphrodite.

Plus tard, elle fut honorée à Rome avec la déesse de l'amour, Venus.

C’est à cette époque que la culture du rosier en France débuta réellement avec gallica officinalis (

Rose des Apotyhicaires). C

ette variété ramenée de Terre Sainte sera d’abord cultiver pour ses vertus médicinales avant d’être appréciée

pour sa beauté au jardin.

C’est à partir de cette variété que l’on fabriquait l’essence de rose au Moyen Age.

En France, les rosiers anciens les plus cultivés étaient alors les Galliques aussi appelées Roses de France (

Rose de Provins, Charles de Mills, Tuscany) mais aussi des variétés de roses blanches aussi appelées

Alba (Céleste, Jeanne d'Arc, Cuisse de Nymphe),

des rosiers de Damas (Félicité Hardy, Quatre Saisons, Rose du Roi), des rosiers Centfeuilles

(Rosa Centifolia, Rose des Peintres, Petite de Hollande) et enfin des rosiers Moussus (Moussu commun,

Salet). Toutes ces variétés avaient des traits communs : développées en gros buissons, elles présentaient le plus souvent

une floraison unique et abondante. Chaque fleur très parfumée se composait de nombreux

pétales variant du blanc pur au pourpre sombre.

Seule la rose de Damas (Quatre Saisons) était remontante.

Elle est à l'origine des premiers rosiers remontants de l'Occident.

En 1700, l’arrivée de rosiers de Chine et de Japon bouleversa la culture de la rose en France.

En quelques années, le nombre de variétés va exploser pour le plus grand plaisir des jardiniers européens

décidément tombés sous le charme de cette plante au parfum envoûtant.

Bien des années après les croisades et l’introduction en occident des variétés du Proche-Orient,

une découverte bouleversa l’horizon des rosiéristes de l’époque.

Vers l’an 1700, aux variétés désormais connues que nous avons évoqué dans la première partie

de notre histoire des roses, vinrent s’ajouter des variétés exotiques comme les rosiers d’Inde,

de Chine ou du Japon. L’arrivée de ces variétés chinoises se fit via le Royaume Uni,

les Etat Unis et l’île de la Réunion.

Ces spécimens remontants ouvraient la porte à des floraisons de juin à octobre.

Les premiers croisements entre les rosiers déjà bien implantés et ces nouveaux venus donnèrent des variétés

non remontantes comme les rosiers Bourbon (Mme Pierre Oger, Souvenir de la Malmaison),

les rosiers Noisette (Rose Noisette, Desprez à fleurs jaunes), les rosiers Thé (Adam, Gloire de Dijon)

mais aussi des hybrides remontants (Baronne Prévost, Reine des Violettes...).

D'autres variétés furent également importées au 17e siècle de Hollande et de Belgique dont la rose

Centifolia ou Rose Choux aux cent pétales. Cette dernière variété fût rapidement adoptée p

ar les parfumeurs de Grasse et donna naissance à son tour aux rosiers mousseux aux rosiers à feuilles de laitue.

Au début du 18

e siècle, les botanistes avaient répertoriées toutes les souches possibles.

Quelques hybrides spontanés firent alors leur apparition comme l’Alba, la Centifolia, la Portland,

la Bourbon et la fameuse Rose Thé.

Pendant longtemps, les rosiéristes restèrent en but à un problème.

Ces rosiers originaires des pays chauds supportaient mal le froid de l'Europe ! Pour remédier à cette fragilité,

les rosiéristes de l’époque ont décidé de procéder à des hybridations pour créer des roses plus fortes et plus vigoureuses.

Le fruit de ces premières hybridations donnèrent un élan formidable à la création de centaines de nouvelles variétés

que l’on regroupe généralement sous le nom de roses anciennes.

Cette appellation comprend pas moins de 10 000 variétés et cultivars qui ont toutes la particularité

d’avoir été créées avant 1920

 

En Occident, Le Roman de la rose est le premier poème consacré à cette fleur,

son thème est l'amour.

L'action se déroule dans un jardin allégorique. En se promenant dans cet enclos magique,

où les fleurs ont une odeur exquise en toute saison, le héros rencontre des couples d'amants qui chantent et dansent .

Il voit refléter dans la Fontaine de Narcisse un bouton de rose et en tombe amoureux.

Dotée d'attraits humains, la rose constitue l'image sublimée de la femme,

celle qu'il choisit parmi toutes les fleurs.

Le héros et poètes est contrarié par d'autres personnages, ou des obstacles,

dans sa quête ardue de cueillir la rose.

Le Roman de la rose, Guillaume de Lorris et Jean de Meung, fin du 13ème siècle.

 

Usages et symbolique

Les roses s'offrent en nombre impair pour de simples raisons de d'élégance et d'harmonie du bouquet

et non suivant la loi des nombres fatidiques.
Les raffinés sauront qu'on les porte la tête en bas. Pour un dîner on les fera livrer dans

l'après-midi.

Comme bien d'autres végétaux, les roses ont un langage; elles parlent d'amour depuis fort longtemps

et chacun de leurs attributs peuvent être porteur de message :

boutons de rose :l'enfance innocente

rose blanche : pureté, virginité, innocence, amour courtois, silence, intérêt

rose blanche avec une rouge : sympathie

roses blanches et rouges : feu du cœur et beauté ardente

rose épanouie : beauté passagère

rose sans épine : confiance, mais aussi le plaisir factice et facile

rose pompon : gentillesse et grâce enfantine

rose mousseuse : amour, volupté

feuille de rose : jamais je n'importune

rose jaune : mensonge, trahison, pour se faire pardonner une infidélité, rupture

rose rouge : sang de la blessure et de la souffrance, passion amoureuse

La rose, fleur aux multiples facettes et aux significations si contrastées, a été célébrée au cours des âges pour mille

raisons différentes. L’Antiquité en a fait la fleur des dieux, le Christianisme la fleur de Dieu.

Le Moyen-Âge commença à la désacraliser et la Renaissance en fit un vulgaire objet d’étude botanique et médicinale.

Dans la seconde moitié du 18 Ième siècle elle devient la Reine des fleurs, le symbole du retour à la Nature.

La nouvelle place de la Rose est alors le reflet des tendances nouvelles en matière d’esthétique, le renouveau des parcs

et des jardins.

Au XIXème siècle, la rose est une fleur ornementale essentielle, ses vertus médicinales sont presque oubliées,

son symbolisme religieux également et c’est une Rose nouvelle qui va passionner botanistes et horticulteurs.
La collection de roses de Madame Bonaparte, devenue Impératrice Joséphine, est certainement au Parc de Malmaison

la collection la plus importante de l’époque, bien qu’elle ne fut jamais complètement répertoriée. Des amateurs é

clairés suivirent l’exemple de la Malmaison, tel l’Amiral De Bougainville, ami de Joséphine,

qui devint sur ses vieux jours collectionneur de roses.

En 1799, il est installé au Château de  en Brie terre traditionnelle des roses. Son jeune jardinier, Christophe cochet, se passionne également

pour les roses qu’il fait fleurir tout l’hiver dans le serre de l’Amiral.

En 1805, il crée dans le parc une « allée des Rosiers », à l’époque même où Joséphine, à Malmaison,

commence sa propre collection. Monsieur de Bougainville va même aider financièrement Ccochet

à acquérir la propriété du Plouy ou fief de Breda ; c’est ainsi que naquirent les premières roseraies de . À sa mort en 1819,Christophe cochet laisse une collection de 75 variétés Retour au site